
Goshin Budo
Manuel de self-défense intelligente et tactique
Sohrab Morovati
La plupart des gens se font encore de la violence une idée qu’elle a déjà laissée derrière elle. Toute une population répète ses parades contre une menace qui, pour l’essentiel, a cessé d’exister, et demeure aveugle à celle qui l’entoure réellement.
Goshin Budo ne forme pas des combattants. Il forme des survivants, et un survivant sait que la première minute n’est que le seuil de l’épreuve. Après l’agression viennent l’enquête, le procès, le regard des autres, la peur qui revient la nuit. Un geste juste peut sauver une vie ; un geste de trop peut la défaire aussi sûrement qu’une lame.
Le lecteur apprend ici à distinguer la violence sociale, qui cherche un statut, de la violence asociale, qui cherche une proie, et à décider selon le cadre E/N/D, qui ordonne de fuir d’abord, de neutraliser quand la fuite se ferme, et de n’agir de façon décisive qu’en dernier recours. Le manuel lui donne de quoi tenir son corps quand le cœur s’emballe, lire un lieu avant que rien n’arrive, et choisir des techniques qui tiennent encore quand les mains tremblent.
De la guerre qui ne s’engage pas, il ne reste ni blessure ni regret.
L’introduction et les quatre premiers chapitres, en PDF.
ProchainementOuvrez une branche self-défense sans changer de style
Nous adaptons les arts martiaux et les sports de combat à la self-défense, pour que chaque style puisse ouvrir une branche self-défense dans sa propre discipline. Le maître qui adopte le cadre de Goshin Budo garde son style et peut devenir affilié WKKO en self-défense, en passant le test théorique de Goshin. Il enseigne à ses élèves ce que ni le tatami ni le ring ne reproduisent : lire la violence avant qu’elle éclate, fuir d’abord, répondre de son geste devant le juge. Pour la certification de self-défense WKKO, vous vous formez à Tactical Defense Combatives (TDC) auprès d’un représentant de WKKO Ashigaru Honbu Dojo, puis vous vous faites valider par le représentant national de la WKKO dans votre pays : c’est la WKKO qui délivre la certification. Sohrab Morovati est l’un de ces représentants, et il forme des maîtres dans tous les pays. L’affiliation Full Spectrum Defense, elle, suppose la certification en Goshin Budo et en Budo cognitif.
Le maître garde ce qu’il a bâti : son style, ses techniques, son dojo, que le livre tient pour le laboratoire parfait où l’on apprend un geste complexe. Goshin Budo ajoute ce que ce laboratoire ne donne pas, et son chapitre 7 en écrit le programme. Il retient d’abord les techniques qui tiennent quand le cœur s’emballe, celles qui demandent peu de motricité fine et visent le but tactique, non la démonstration. Puis il les conduit en douze semaines du statique au chaos : la mémoire du geste au quart de la vitesse réelle ; les angles, le rythme et la résistance qui varient ; le béton mouillé, la pénombre, l’ascenseur, la veste épaisse ; enfin la validation sous stress maximal, le cœur au-dessus de cent cinquante battements, devant un public et une caméra, face à plusieurs agresseurs et à un passant qu’il faut protéger. Chaque scénario se clôt par la récupération, le débriefing et le journal, parce que c’est là que l’élève apprend ce qu’il vient de vivre. Le style ne change pas de nature. Il change de terrain.
Personne n’apprend ce système seul, et le livre le dit : son avertissement juridique tient pour indispensables un enseignement et un encadrement appropriés. Son introduction charge aussi celui qui enseigne d’un devoir : transmettre, avec les techniques, les cadres éthiques et juridiques qui en régissent l’usage. Un manuel ne tient pas une garde. Un maître, si.
Votre style reste le vôtre
Goshin Budo adapte votre style à la self-défense. Vos élèves apprennent quand agir, sur quelle cible, avec quelle intensité, et comment atteindre l’objectif puis amorcer la sortie en deux secondes environ.
Une doctrine écrite
Goshin Budo donne à votre branche sa doctrine : neuf chapitres, six annexes, le cadre E/N/D et les questions que le juge posera de chaque geste. Vos instructeurs n’ont pas à l’inventer.
Un nouveau public
Le livre consacre des chapitres entiers à la ville, à la famille et au travail, et il décrit des programmes de formation pour le personnel de santé et pour celui du commerce. Votre branche parle à ceux qui ne cherchent ni ceinture ni podium : ils veulent rentrer chez eux.
Un réseau international
Affilié WKKO en self-défense, vous rejoignez un réseau de dojos présents dans plus de cinquante pays, dont les membres restent libres d’appartenir à leurs autres organisations.
Goshin Budo est le titre d’un traité de Sohrab Morovati pour l’école Full Spectrum Defense. Il n’appartient à aucune école ni fédération qui porte ce nom.
Deux secondes pour agir, des années pour en répondre
En japonais, goshin (護身) veut dire la protection de soi, et budo (武道) la voie martiale. Goshin Budo n’est pas une méthode de combat de plus. Un système qui fabrique des combattants entraîne le corps à gagner un échange ; Goshin Budo entraîne la personne entière à traverser le danger sans perdre ce qui fait qu’une vie vaut d’être défendue : ses liens, ses libertés, sa situation devant la loi. Le livre tient le dojo pour le laboratoire parfait où apprendre une technique complexe, puis il en nomme le piège : un partenaire qui suit les règles et souhaite sincèrement vous voir réussir. Dans la rue, personne ne souhaite vous voir réussir.
Le livre prépare le pratiquant à chaque temps de l’agression, du premier signe aux années qui suivent. D’abord la lire : la violence sociale cherche un statut, et l’on peut souvent l’éteindre par la désescalade ; la violence asociale cherche une proie, et le geste d’apaisement qui sauve une vie face à la première la perd face à la seconde. Ensuite décider, selon le cadre E/N/D : fuir dès qu’une sortie existe ; neutraliser quand on ne peut plus fuir, c’est-à-dire perturber l’agresseur juste assez pour partir, jamais le dominer ; n’agir de façon décisive que devant une menace imminente de mort ou de blessure grave et permanente. Le cadre tient quand le cœur passe en quelques secondes de soixante-dix à plus de cent soixante-quinze battements par minute et que la pensée claire s’est en grande partie éteinte, car une méthode qui exige de délibérer a déjà échoué dans une situation qui l’interdit. Puis répondre devant le juge, qui demandera de chaque geste s’il était raisonnable, nécessaire et proportionné. Enfin traverser l’après, dont le livre fait une partie de la méthode : des suites juridiques, psychologiques et financières qui durent des mois ou des années. Le livre le dit en deux phrases : le danger le plus grave tient rarement à l’affrontement. Il tient à ses suites.
Goshin Budo ne se réclame d’aucun style unique, et c’est pour cela qu’un karatéka comme un boxeur peut le faire sien. Sohrab Morovati part d’une conviction : aucune tradition ne détient toute la réponse à la violence. Le Kyokushin, le combat rapproché, la voie du sabre et la redirection de la force apparaissent dans son livre comme des lectures complémentaires d’un seul phénomène, non comme des rivaux. Le livre abat aussi la cloison qu’on dresse entre la self-défense et le combat : d’un niveau de force à l’autre, la plupart des techniques restent identiques, et seuls changent la cible, l’intensité et le prolongement du geste. Goshin Budo donne à chaque geste un seuil et une sortie.
Plus de quatre-vingt-dix styles sous un même toit
La WKKO est née en 2005 aux Pays-Bas pour servir de plate-forme aux arts martiaux traditionnels comme aux sports de combat, aux styles de combat modernes, au combat rapproché et aux systèmes de protection personnelle. Elle se présente comme un organisme parapluie indépendant, voué surtout au karaté full contact et aux styles apparentés ; ses dojos enseignent aujourd’hui dans plus de cinquante pays, et un maître la rejoint sur candidature, avec son dojo ou à titre individuel. L’adhésion est gratuite : la WKKO ne demande aucune cotisation et ne vend aucun grade. Dans ses remerciements, Goshin Budo salue en Kancho Gerard Gordeau celui qui l’a fondée et y a réuni plus de quatre-vingt-dix styles et systèmes, parmi lesquels le karaté et le kempo, le jujutsu, le kick-boxing, le wing chun, le sambo, le systema et le krav maga. Kancho Gordeau a bâti une structure où des traditions qu’on tient d’ordinaire à distance se reconnaissent comme des réponses partielles à un même problème, et le livre voit dans ce pluralisme, bien au-delà de tout arrangement administratif, une philosophie de la voie martiale. Le style propre de la WKKO, le Kenpokaikan, compte une division dite traditionnellement appliquée, qui organise des cours de self-défense, un travail éducatif et une certification. De ce style, la WKKO écrit qu’un système sportif n’est pas de la self-défense, et que la self-défense, seule, ne fait pas un art martial complet. C’est dans cet écart, selon nous, que vous ouvrez votre branche self-défense.
Tactical Defense Combatives est l’organisation internationale de combat rapproché fondée par RP. Au sein de la WKKO, elle forme la division de combat rapproché : un système de self-défense bâti à partir de nombreux systèmes de combat rapproché et d’arts martiaux, pour entraîner des civils, des agents de sécurité, des policiers et des militaires. RP a transmis à Sohrab Morovati sa compréhension de l’arme blanche et une grande part de la grille de lecture du combat rapproché qui traverse Goshin Budo. La devise de TDC oppose le sport à la survie, et nous y reconnaissons la ligne de Goshin Budo. Les instructeurs de TDC enseignent dans les dix pays en vert sur la carte.
La WKKO et Tactical Defense Combatives (TDC) dans le monde
- En vert, les dix pays où enseignent des instructeurs Tactical Defense Combatives (TDC). Tous comptent aussi d’autres styles de la WKKO : ils passent du vert au bleu.
- En bleu, la WKKO au-delà de TDC : les pays où elle enseigne le Combat Karate, le Kenpokai, le Kyokushin Budokai et ses autres styles.
Les étudiants et pratiquants qui le souhaitent peuvent suivre leur formation TDC auprès de ces instructeurs. Écrivez-nous pour savoir quel représentant de WKKO Ashigaru Honbu Dojo peut vous former.